Autoconstrucciones, Thames Art Gallery, Chatham, Ontario, Canada 2012
L'exposition propose trois expériences distinctes : à travers le parcours suggéré, les participants transitent par des modules où, tour à tour, ils observent, se déplacent et se réfugient. Outre le déplacement physique que commande l’espace, l’artiste y suggère une dimension métaphorique essentielle, soit l’expérience de construction de soi liée à la réflexion de la personne en déplacement. Issu d'une double formation en arts visuels et en architecture, José Luis Torres utilise le nomadisme comme un vecteur de création où le migrant fait sa propre construction des espaces qu’il découvre tout en se construisant soi-même. Entre la précarité des matériaux détournés et la création d'architectures-habitacles éphémères, l'œuvre devient le miroir d'une identité en perpétuelle mutation, prouvant que s'approprier un lieu est avant tout un acte de survie et d'enracinement poétique.
